Le Plan d’Épargne Entreprise (PEE) est un dispositif d’épargne salariale proposé par l’employeur. Il permet aux salariés de se constituer une épargne dans un cadre fiscal et social avantageux, en contrepartie d’une période d’indisponibilité des fonds pendant cinq ans. Les sommes investies et les plus-values générées bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu, sous réserve du respect de cette durée de blocage. Ce mécanisme séduit de plus en plus d’entreprises et de salariés en quête d’un outil simple et efficace pour épargner à moyen terme.
Le PEE s’adresse principalement aux salariés souhaitant se constituer une épargne sans alourdir leur fiscalité. Il convient également aux dirigeants de PME, à condition que l’entreprise compte au moins un salarié. Il est particulièrement pertinent pour ceux qui souhaitent bénéficier de l’abondement de leur entreprise, une contribution complémentaire qui vient bonifier les versements du salarié, sans effort financier supplémentaire.
La mise en place d’un PEE est possible dès lors que l’entreprise emploie au moins un salarié en plus du dirigeant. L’entreprise peut choisir de proposer ce dispositif à l’ensemble des salariés ou à une partie d’entre eux, selon les modalités prévues dans un règlement propre au plan. Ce cadre réglementaire fixe les règles de fonctionnement du PEE : fréquence des versements, choix des supports d’investissement, conditions de gestion des avoirs, modalités de déblocage anticipé, etc.
Le Plan d’Épargne Entreprise présente de nombreux avantages, tant pour le salarié que pour l’entreprise. Pour le salarié, les sommes issues de l’intéressement, de la participation ou des versements volontaires sont exonérées d’impôt sur le revenu. Les plus-values générées sont également exonérées d’impôt à condition de respecter la durée de blocage. Pour l’entreprise, les sommes versées sont déductibles du bénéfice imposable et exonérées de cotisations sociales (hors forfait social dans certains cas), ce qui en fait un outil de gestion intéressant sur le plan fiscal.
L’entreprise peut encourager l’épargne salariale en complétant les versements de ses salariés. Ce complément, appelé abondement, peut atteindre jusqu’à trois fois le montant versé par le salarié, dans la limite de 8 % du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale, soit 3 709,44 € en 2024. Ce mécanisme permet d’augmenter significativement le capital investi, sans coût supplémentaire pour le salarié.
Le PEE donne accès à un large choix de supports d’investissement. Il peut s’agir de fonds diversifiés, d’actions, d’obligations, ou encore de fonds communs de placement d’entreprise (FCPE). Certaines entreprises permettent aussi d’investir dans leurs propres actions. Une part des fonds peut être investie dans des entreprises solidaires d’utilité sociale. Le salarié peut ainsi adapter ses choix d’investissement à son profil de risque et à ses objectifs d’épargne.
Bien que les sommes soient bloquées pendant cinq ans, plusieurs cas permettent un déblocage anticipé des avoirs. Parmi eux figurent l’achat de la résidence principale, le mariage ou la conclusion d’un PACS, la naissance ou l’adoption d’un troisième enfant, la rupture du contrat de travail, l’invalidité ou le décès du salarié ou de son conjoint. Depuis le décret du 5 juillet 2024, trois nouveaux cas ont été ajoutés : les dépenses liées à la rénovation énergétique de la résidence principale, l’activité de proche aidant pour les salariés éligibles, et l’acquisition d’un véhicule propre, électrique ou hydrogène.
Comme tout produit d’épargne, le PEE présente certaines contraintes. D’abord, l’indisponibilité des fonds pendant cinq ans peut être un frein pour les personnes ayant besoin de liquidités à court terme. Ensuite, les performances varient selon les supports choisis, notamment en cas d’exposition aux marchés actions, avec un risque de perte en capital. Les frais de gestion, même s’ils sont souvent pris en charge par l’employeur, peuvent venir diminuer les rendements. Enfin, les versements volontaires sont plafonnés à 25 % de la rémunération annuelle brute, ce qui peut limiter l’épargne pour les plus hauts revenus.
À titre expérimental, une réforme entre en vigueur à partir du 1er janvier 2025. Les entreprises de 11 à 49 salariés, qui ne sont pas soumises à l’obligation de participation, devront mettre en place un dispositif de partage de la valeur si elles réalisent un bénéfice net fiscal représentant au moins 1 % de leur chiffre d’affaires pendant trois exercices consécutifs. Elles auront le choix entre un accord d’intéressement, une prime de partage de la valeur (PPV), ou un abondement sur un plan d’épargne salariale.
Le Plan d’Épargne Entreprise est un dispositif efficace pour se constituer une épargne dans un cadre fiscal avantageux. Il permet de concilier stratégie patrimoniale, optimisation fiscale et engagement dans l’entreprise. Pour en tirer le meilleur parti, il est essentiel d’en comprendre le fonctionnement et les règles. L’accompagnement par un gestionnaire de patrimoine à Toulouse permet de l’intégrer dans une stratégie globale d’épargne et de transmission, en fonction des objectifs de chacun.
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