Un gestionnaire de patrimoine le constate régulièrement : la trésorerie d’un professionnel s’accumule, puis reste immobile. Elle rassure, elle sécurise les échéances, elle donne le sentiment d’avoir de la marge. Pourtant, au-delà d’un certain niveau, cette trésorerie devient un actif mal exploité. Elle ne produit rien, elle subit l’inflation, et elle finit par perdre de sa valeur réelle.
Optimiser la trésorerie d’un professionnel ne consiste pas à prendre des positions spéculatives. Il s’agit d’organiser, de hiérarchiser, d’arbitrer entre disponibilité, rendement et fiscalité. Ce travail demande une lecture fine du bilan, une compréhension du cycle d’exploitation et, surtout, une vision patrimoniale globale. C’est là que l’ingénierie patrimoniale prend toute sa dimension.
Beaucoup de dirigeants gardent plusieurs centaines de milliers d’euros sur leur compte professionnel. Par prudence. Par réflexe aussi. La banque propose un compte à terme, parfois un produit structuré maison. Le sujet est abordé en fin de rendez-vous, rarement au cœur d’une stratégie.
Pourtant, une trésorerie excédentaire pose trois questions simples :
Ces questions paraissent évidentes. Elles sont pourtant peu formalisées. Un cabinet en gestion de patrimoine procède généralement à une cartographie précise des flux : besoin en fonds de roulement, saisonnalité, projets d’investissement, niveau de sécurité souhaité. Cette étape évite les décisions impulsives.
Il faut le dire clairement : laisser 500 000 € sur un compte courant à 0 % n’est pas neutre. L’érosion monétaire agit en silence. Sur cinq ans, la perte de pouvoir d’achat devient significative. Ce constat n’est pas alarmiste. Il est simplement mathématique.
Le compte à terme rassure. Il donne un taux, une échéance, une visibilité. Mais il enferme aussi les fonds sur une période donnée et son rendement reste modéré. Il convient pour une trésorerie identifiée à court terme, moins pour une stratégie patrimoniale.
Les OPCVM monétaires ou obligataires offrent davantage de souplesse. Ils permettent une gestion plus active. Toutefois, ils génèrent une fiscalité annuelle à l’impôt sur les sociétés sur les produits réalisés. Cette imposition récurrente réduit mécaniquement la performance nette.
C’est ici que le contrat de capitalisation pour personne morale mérite une analyse sérieuse.
Souvent associé à l’épargne privée, le contrat de capitalisation est pourtant parfaitement adapté aux sociétés soumises à l’IS. Il est inscrit à l’actif du bilan. Il appartient à la personne morale. Il ne repose pas sur la vie d’un assuré, contrairement à l’assurance-vie.
Son intérêt tient principalement à la capitalisation des produits. Tant qu’aucun rachat n’est effectué, les intérêts ne sont pas fiscalisés de manière classique comme des produits financiers ordinaires. La fiscalité intervient différemment, selon les règles propres aux contrats détenus par des personnes morales.
Pour un expert en gestion de patrimoine, le contrat de capitalisation devient un outil d’ingénierie financière. Il permet d’organiser la trésorerie sur plusieurs horizons. Une partie peut être placée sur un fonds en euros, une autre sur des supports obligataires ou diversifiés. L’allocation se construit en fonction de la durée prévisionnelle de détention.
Ce n’est pas un produit miracle. C’est un cadre fiscal et financier intéressant, à condition d’être correctement paramétré.
La TME, ou Taux Moyen des Emprunts d’État, joue un rôle technique mais déterminant dans le traitement fiscal des contrats de capitalisation détenus par des personnes morales à l’IS, notamment lorsque ceux-ci sont investis majoritairement en fonds en euros.
La récente remontée des taux obligataires a entraîné une mise à jour de la TME. Concrètement, cela signifie que la base forfaitaire de taxation annuelle peut évoluer. Pour certains contrats, la fiscalité théorique augmente mécaniquement.
Faut-il en conclure que le contrat de capitalisation perd son intérêt ? Non. Il faut simplement ajuster la stratégie. Une allocation trop concentrée sur le fonds en euros peut devenir moins pertinente.
Un ingénieur patrimonial analysera précisément :
On parle ici d’arbitrages techniques.
Le TME 2026 au 31 janvier est de 3,58 %.
Chaque projet de loi de finances suscite des interrogations. Les dirigeants redoutent une modification du régime fiscal des outils patrimoniaux. C’est compréhensible.
À ce stade, le contrat de capitalisation pour personne morale et physique n’est pas affecté par l’augmentation de la CSG-CRDS de 18,6 %. Le régime fiscal spécifique reste inchangé. Le mécanisme de capitalisation demeure en place. Aucune remise en cause structurelle n’a été actée.
Cette stabilité mérite d’être soulignée. Dans un environnement fiscal souvent mouvant, conserver un outil dont le cadre juridique reste cohérent apporte de la visibilité. Cela ne dispense pas d’une veille régulière, mais cela permet de travailler avec une base stable.
Optimiser la trésorerie ne peut pas être dissocié du patrimoine personnel du dirigeant. C’est souvent là que le raisonnement s’arrête trop tôt. On place la trésorerie en société, sans réfléchir à l’articulation avec la holding, la transmission ou la retraite.
Faut-il conserver les liquidités dans la société d’exploitation ? Les remonter en dividendes ? Les loger dans une holding patrimoniale ? Chaque option a un impact fiscal et successoral différent.
Un gestionnaire de patrimoine adopte une vision transversale. Il examine le bilan professionnel, mais aussi la situation familiale, les objectifs de transmission, la préparation de la retraite. La trésorerie devient alors un levier stratégique, pas seulement une réserve de sécurité.
Parfois, la meilleure décision consiste à conserver une partie en société et à organiser progressivement des remontées vers une structure patrimoniale. Parfois, l’inverse. Il n’existe pas de schéma universel.
Une stratégie cohérente repose sur une segmentation claire :
Ce raisonnement peut sembler évident. Il est pourtant rarement formalisé noir sur blanc. Mettre des chiffres précis sur chaque poche change radicalement la prise de décision.
Optimiser la trésorerie d’un professionnel ne relève pas d’une recherche de performance à tout prix. Il s’agit d’un travail méthodique, articulé autour de la fiscalité, de la durée de détention et des objectifs du dirigeant.
Le contrat de capitalisation pour personne morale reste aujourd’hui un outil pertinent dans cette logique. La mise à jour de la TME impose une analyse plus fine, mais ne remet pas en cause son intérêt structurel. Le projet de loi de finances n’a pas modifié son régime actuel.
La vraie question n’est pas « quel produit choisir ? ». Elle est plus simple : quelle est la place de cette trésorerie dans la stratégie globale du dirigeant ?
C’est souvent à ce moment-là que le rôle d’un conseiller en gestion de patrimoine est déterminant pour structurer la réflexion et mettre en place un montage patrimonial adapté.
Nicolas a décidé de fonder une entreprise de gestion de patrimoine à Toulouse pour accompagner les particuliers dans la gestion et l’optimisation de leurs investissements.
Son expertise repose sur deux masters, dont celui de l’AUREP, référence nationale en gestion de patrimoine. Fort d’une solide expérience internationale, acquise notamment au sein de cabinets prestigieux comme PricewaterhouseCoopers, Nicolas a également exercé dans la gestion de fortune, où il supervisait plusieurs centaines de millions d’euros d’encours.
Cette expérience lui permet aujourd’hui de proposer un accompagnement sur mesure, alliant rigueur institutionnelle et proximité humaine.
Nicolas et son équipe seront ravis de vous accueillir dans leurs bureaux à Toulouse, avec une magnifique vue sur les Pyrénées.
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L’investissement responsable est un sujet de plus en plus présent allant même jusqu’à faire évoluer la réglementation en gestion de patrimoine. Nous revenons aujourd’hui sur les stratégies d’investissements responsables possibles à Toulouse.
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