CTO, PEA et assurance vie, quel choix effectuer

Lorsqu’un investisseur souhaite faire fructifier son épargne sur les marchés financiers, trois enveloppes reviennent systématiquement dans la réflexion patrimoniale. Le compte titres, le plan d’épargne en actions et l’assurance vie. Si ces supports poursuivent un objectif commun, investir et faire croître un capital, leurs règles fiscales, leur souplesse et leur efficacité patrimoniale diffèrent fortement. Les récentes évolutions fiscales, notamment la hausse de la CSG, renforcent encore ces écarts et repositionnent clairement l’assurance vie comme une enveloppe centrale dans une stratégie patrimoniale cohérente.

Le compte titres, une liberté totale mais une fiscalité désormais lourde

Le compte titres ordinaire séduit par sa simplicité et par l’absence totale de contraintes en matière d’investissement. Il permet d’accéder à l’ensemble des marchés financiers mondiaux sans restriction géographique ou sectorielle. Actions européennes, américaines, asiatiques, obligations, ETF, produits structurés ou encore private equity, tout est accessible.

En contrepartie, la fiscalité du compte titres est aujourd’hui l’une des plus pénalisantes. Les dividendes et plus-values sont soumis au prélèvement forfaitaire unique porté à 31,4 pour cent avec l’augmentation de la CSG. Cette fiscalité s’applique à chaque perception de revenus et à chaque arbitrage générant une plus-value, ce qui freine fortement la capitalisation à long terme.

Le compte titres reste un outil intéressant pour des stratégies opportunistes ou pour certains profils très spécifiques, mais il devient difficile à justifier comme enveloppe principale dans une logique patrimoniale long terme.

Le PEA, un cadre fiscal attractif mais très contraint

Le plan d’épargne en actions conserve un avantage fiscal majeur. Après cinq ans de détention, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu et restent soumis uniquement aux prélèvements sociaux, eux aussi impactés par la hausse de la CSG. Cette fiscalité en fait une enveloppe efficace pour investir en actions sur le long terme.

Cependant, le PEA souffre de limites structurelles importantes. L’univers d’investissement est restreint aux actions européennes et à certains fonds éligibles. Il est impossible d’y loger de l’immobilier, des obligations en direct ou du private equity non coté. Les plafonds de versement limitent également son utilisation pour des patrimoines significatifs.

Le PEA est donc un excellent outil de diversification actions européennes, mais il ne peut pas à lui seul porter une stratégie patrimoniale globale et équilibrée.

L’assurance vie, le meilleur des deux mondes

L’assurance vie parvient à réunir les avantages fiscaux, patrimoniaux et financiers que le compte titres et le PEA ne peuvent offrir qu’en partie.

Sur le plan fiscal, l’assurance vie permet une capitalisation sans fiscalité tant qu’aucun rachat n’est effectué. La fiscalité n’est déclenchée qu’en cas de retrait et uniquement sur la part d’intérêts comprise dans le rachat. Après huit ans, l’épargnant bénéficie d’abattements annuels et d’un taux d’imposition allégé, même dans un contexte de hausse de la CSG.

Sur le plan patrimonial, l’assurance vie est un outil de transmission incomparable. Elle permet de transmettre un capital hors succession dans des conditions fiscales très avantageuses, tout en conservant la maîtrise de l’épargne de son vivant.

Enfin, l’assurance vie offre aujourd’hui un univers d’investissement extrêmement large. Elle permet d’accéder aux actions du monde entier, aux obligations, à l’immobilier via les SCPI et OPCI, aux fonds diversifiés, aux ETF et de plus en plus au private equity. Elle peut être gérée librement, pilotée ou sous mandat, ce qui la rend adaptable à tous les profils d’investisseurs.

Une enveloppe centrale dans une stratégie patrimoniale moderne

Dans un environnement fiscal de plus en plus contraint, l’efficacité d’une enveloppe d’investissement ne se mesure plus uniquement à sa performance brute mais à sa capacité à protéger, transmettre et faire évoluer le patrimoine dans le temps. Le compte titres offre la liberté mais au prix d’une fiscalité lourde. Le PEA apporte un avantage fiscal ciblé mais reste limité dans sa construction.

L’assurance vie s’impose comme une solution complète, capable de s’adapter aux différentes étapes de vie, de supporter une large diversification et de répondre à des objectifs financiers, fiscaux et successoraux. Bien utilisée et correctement structurée, elle devient le socle d’une stratégie patrimoniale performante et durable.

Si cela vous intéresse, contactez un gestionnaire de patrimoine.

garonne patrimoine dirigeant fondateur Nicolas Combes

Nicolas Combes

Fondateur de Garonne Patrimoine

Nicolas a décidé de fonder une entreprise de gestion de patrimoine à Toulouse pour accompagner les particuliers dans la gestion et l’optimisation de leurs investissements.

Son expertise repose sur deux masters, dont celui de l’AUREP, référence nationale en gestion de patrimoine. Fort d’une solide expérience internationale, acquise notamment au sein de cabinets prestigieux comme PricewaterhouseCoopers, Nicolas a également exercé dans la gestion de fortune, où il supervisait plusieurs centaines de millions d’euros d’encours.

Cette expérience lui permet aujourd’hui de proposer un accompagnement sur mesure, alliant rigueur institutionnelle et proximité humaine.

Nicolas et son équipe seront ravis de vous accueillir dans leurs bureaux à Toulouse, avec une magnifique vue sur les Pyrénées.

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