Hausse de la CSG en 2026 : quels impacts sur l’épargne et les revenus fonciers des Français ?


La fiscalité du patrimoine évolue une nouvelle fois avec l’adoption du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Ce texte prévoit une hausse de 1,4 point de la Contribution sociale généralisée (CSG) sur certains revenus du capital, applicable depuis le 1er janvier 2026.

Contrairement à certaines idées reçues, la CRDS n’est pas concernée par cette réforme. Elle demeure fixée à 0,5 %. L’augmentation du taux global des prélèvements sociaux résulte donc exclusivement de la hausse de la CSG.

Cette évolution n’est pas neutre : elle modifie la rentabilité nette de nombreux placements financiers et renforce l’intérêt d’une lecture globale de la fiscalité du patrimoine.

 

CSG et prélèvements sociaux : rappels essentiels

Les prélèvements sociaux financent une large part du système de protection sociale français. Ils reposent principalement sur trois contributions :

  • La CSG, qui constitue la principale source de financement ;
  • La CRDS, destinée au remboursement de la dette sociale (taux inchangé à 0,5 %) ;
  • Le prélèvement de solidarité, affecté à des politiques de solidarité nationale.

Si ces contributions ont d’abord concerné les revenus d’activité, leur champ d’application s’est progressivement étendu aux revenus du patrimoine et de l’épargne. Le niveau de prélèvements dépend aujourd’hui de la nature du revenu perçu, et non du support d’investissement.

Ce qui change concrètement au 1er janvier 2026

La réforme votée pour 2026 prévoit une augmentation de la CSG de 1,4 point sur certains revenus du capital.

  • le taux global de prélèvements sociaux passe de 17,2 % à 18,6 % ;
  • cette hausse est entièrement imputable à la CSG, dont le taux atteint désormais 10,6 % ;
  • la CRDS et le prélèvement de solidarité restent inchangés.

Dans le cadre du prélèvement forfaitaire unique (PFU), la fiscalité totale s’élève donc à 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux).

Les revenus de l’épargne financière concernés par la hausse de la CSG

La hausse de la CSG cible prioritairement les revenus de capitaux mobiliers, notamment :

  • les dividendes perçus sur compte-titres ordinaire ;
  • les intérêts obligataires et monétaires ;
  • les revenus et plus-values de fonds et ETF détenus hors enveloppes fiscales ;
  • les plus-values de cession de valeurs mobilières.

Pour les investisseurs exposés aux marchés financiers via des comptes-titres, cette réforme entraîne une baisse mécanique du rendement net, renforçant l’intérêt des enveloppes fiscalement protectrices.

Revenus fonciers : une stabilité confirmée

Point fondamental de la réforme : les revenus fonciers ne sont pas concernés par la hausse de la CSG.

Restent donc soumis au taux global de 17,2 % de prélèvements sociaux :

  • les revenus locatifs ;
  • les plus-values immobilières ;
  • les revenus issus de SCPI, fiscalement assimilés à des revenus fonciers.

Dans un environnement où la fiscalité financière se durcit, cette stabilité renforce l’attrait relatif de l’immobilier, notamment pour les investisseurs recherchant de la visibilité sur leurs revenus nets.

Épargne réglementée et assurance-vie : aucun changement

La réforme ne remet pas en cause les dispositifs suivants :

  • l’épargne réglementée (Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune), qui demeure totalement exonérée d’impôt et de prélèvements sociaux ;
  • les contrats d’assurance-vie, qui conservent leur régime actuel ;
  • les PEL et CEL, soumis à une fiscalité inchangée.

Ces exclusions traduisent une volonté de préserver les outils d’épargne de précaution et de long terme des ménages français.

Le cas du PER : une CSG plus élevée à la sortie

Le Plan d’épargne retraite (PER) est bien concerné par la hausse de la CSG au moment de la sortie, qu’il soit bancaire ou assurantiel.

Les sommes perçues en capital ou en rente sont qualifiées de revenus de remplacement, catégorie expressément visée par le relèvement du taux de CSG.
L’avantage fiscal du PER reste donc concentré à l’entrée (déduction des versements), tandis que la fiscalité à la sortie devient plus lourde dans le nouveau contexte.

Quels enseignements patrimoniaux tirer de cette hausse de la CSG ?

  • la CSG devient le principal levier d’ajustement fiscal de l’État ;
  • les revenus financiers distribués sont de plus en plus sollicités ;
  • les revenus fonciers conservent, pour l’instant, une relative stabilité ;
  • le choix des enveloppes fiscales est plus que jamais stratégique.

L’analyse patrimoniale ne peut donc plus se limiter au rendement brut : la fiscalité sociale devient un critère central dans la construction et l’arbitrage d’un portefeuille.

Conclusion

La hausse de la CSG en 2026 ne constitue pas une augmentation généralisée des prélèvements sociaux. Elle cible spécifiquement certains revenus financiers, sans toucher la CRDS ni les revenus fonciers.

Dans ce contexte, une approche patrimoniale globale et anticipée permet d’absorber l’impact de la réforme et de préserver la performance nette des investissements sur le long terme.

garonne patrimoine dirigeant fondateur Nicolas Combes

Nicolas Combes

Fondateur de Garonne Patrimoine

Nicolas a décidé de fonder une entreprise de gestion de patrimoine à Toulouse pour accompagner les particuliers dans la gestion et l’optimisation de leurs investissements.

Son expertise repose sur deux masters, dont celui de l’AUREP, référence nationale en gestion de patrimoine. Fort d’une solide expérience internationale, acquise notamment au sein de cabinets prestigieux comme PricewaterhouseCoopers, Nicolas a également exercé dans la gestion de fortune, où il supervisait plusieurs centaines de millions d’euros d’encours.

Cette expérience lui permet aujourd’hui de proposer un accompagnement sur mesure, alliant rigueur institutionnelle et proximité humaine.

Nicolas et son équipe seront ravis de vous accueillir dans leurs bureaux à Toulouse, avec une magnifique vue sur les Pyrénées.

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